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OSLO (Reuters) - L'accident nucléaire du Japon met en lumière les risques liés à la construction de centrales sur des côtes exposées à d'éventuels tsunamis, mais il peut être plus risqué encore de les construire à l'intérieur des terres en raison de problèmes d'eau disponible, déclarent des experts. Bon nombre des 442 réacteurs nucléaires du globe ont été implantés en bord de mer, plutôt que sur les rives de lacs ou de rivières, dans le souci de garantir qu'une grande quantité d'eau est disponible pour les circuits de refroidissement en cas d'urgence comme à la centrale nippone de Fukushima. "C'est un vrai casse-tête", dit Ian Jackson, professeur de physique nucléaire à l'institut Chatham House de Grande-Bretagne. "Lorsqu'on est dans une zone géologiquement stable, un emplacement côtier reste la meilleure solution." Le Japon s'efforce d'éviter une fusion de réacteur à la centrale de Fukushima, sur le littoral du Nord-Est, après le séisme et le tsunami dévastateurs de vendredi dernier. A l'intérieur des terres, l'eau disponible peut être plus vulnérable aux effets des vagues de chaleur, des inondations, des variations de température ou des pannes de barrage. L'eau est un facteur primordial dans les décisions sur les implantations, qui répondent notamment au souci de rester à distance des lignes de faille géologiques, des routes aériennes ou des villes. En 2003, par exemple, une vague de chaleur a obligé Electricité de France à fermer ou réduire la production de la moitié environ de ses 19 centrales en raison des limitations de température qui s'appliquent à l'eau qui est renvoyée vers des cours d'eau tels que le Rhône. CAUSES DE FERMETURE Des températures trop élevées peuvent menacer la faune et la flore aquatiques. "Quand le climat produit des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses, on peut s'attendre à ce que les centrales nucléaires doivent fermer plus souvent", note Rianne Teule, experte nucléaire de Greenpeace en Afrique du Sud. "Cela multiplie les risques." Selon une étude du journal Nature, il est très probable que le réchauffement climatique, alimenté par les émissions de gaz à effet de serre, ait aggravé les risques de vague de chaleur en Europe en 2003. La montée du niveau des mers est aussi prise en compte pour l'implantation de centrales nucléaires appelées à opérer durant des décennies, parce qu'il en résulte des risques accrus de fortes tempêtes ou de tsunamis. Des scientifiques de l'Onu ont jugé probable en 2007 que le niveau des mers s'élève de 18 à 50 cm en cas de dégel marqué au Groenland ou dans l'Antarctique. "Il est délicat de déterminer où installer une centrale", reconnaît Nils Boehmer, physicien nucléaire auprès de la fondation pour l'environnement Bellona (Norvège). En les implantant dans les terres, on les expose souvent à un risque de hausse des températures aquatiques en été, ce qui réduit la capacité de production énergétique. "On finit par considérer que le meilleur endroit se situe sur la côte, où il y a un risque de tsunami", ajoute-t-il. En outre, la réglementation environnementale se durcit dans beaucoup de pays. L'an dernier, Exelon Corp a annoncé qu'il fermerait sa centrale nucléaire d'Oyster Creek (New Jersey) en 2019, soit dix ans avant l'expiration de sa licence, pour éviter d'avoir à installer un nouveau circuit de refroidissement comme le souhaitait l'Etat du New Jersey. Philippe Bas-Rabérin pour le service français
Eenie MeenieLe système de refroidissement du réacteur 2 est tombé en panne provoquant sans doute une fusion temporaire dans le réacteur. De l'eau de mer a rapidement été injectée pour arrêter la fusion et écarter le risque d'explosion. En milieu d'après-midi, on apprenait qu'à nouveau le niveau d'eau avait baissé dans le même réacteur. Le Japon a officiellement demandé l'aide de l'AIEA.Ce matin, le système de refroidissement du réacteur 2 de la centrale de Fukushima est tombé en panne. Celle-ci a fait suite à deux explosions dans les infrastructures autour des réacteurs 1 et 3 dans la nuit de dimanche à lundi. Le niveau d'eau dans le réacteur 2 a chuté et entraîné un risque de surchauffe et de fusion dans le réacteur, celle-ci pouvant mener à une explosion. Rapidement, de l'eau de mer a été injectée afin refroidir le réacteur et éliminer les risques d'explosion. Mais en milieu d'après-midi, plusieurs médias rapportaient une nouvelle baisse du niveau d'eau dans le réacteur 2 et le Japon demandait officiellement l'aide de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA). "Les 24 prochaines heures à Fukushima vont être critiques" a déclaré un ingénieur nucléaire cité par la BBC. Un peu plus tard, Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré qu'il était "très improbable" que la crise actuelle dans la centrale nucléaire de Fukishima 1 dégénère en une situation comparable à celle de l'accident de Tchernobyl. Suivez ci-dessous l'évolution de la situation en direct. NOTRE DIRECT MULTIMEDIA: LES DERNIERES INFOS
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